Groupe de travail
«Appui institutionnel au secteur agricole»
Présentation



Objectifs

Ce groupe de travail a pour objectif d’initier auprès des acteurs concernés, au Nord comme au Sud, une capitalisation, des échanges et des débats sur les différentes approches, modes de faire et types d’appui à apporter face au changement institutionnel du secteur agricole des pays en développement.

Celui-ci doit être perçu comme un processus dynamique, qui suppose un accompagnement des évolutions en cours principalement autour de la définition des règles du jeu, du partage des fonctions entre les acteurs et du renforcement des capacités de ces acteurs.Parmi les sujets abordés figureront notamment le rôle de l’Etat, les relations public-privé et Etat-collectivités locales, et leurs modalités : concertation, médiation.

Trois études ont déjà été menées en 2002/03 portant sur l’analyse institutionnelle du secteur agricole des pays suivants : Ouganda, Mali, Cambodge.


Le lancement

Télécharger la lettre de lancement : Lancement "Appui Institutionnel"
Télécharger le questionnaire : Questionnaire "Appui Institutionnel"  
Télécharger la synthèse des premières contributions
     
Télécharger les fiches de retranscription d’entretiens :    
     

Entretien J-B. Bouyer (chargé de mission DCT/HEP)

Entretien F. Lasbennes (chargée de mission DCT/EPS)

Entretien G. Martin (chargé de mission DCT/EPS)

Entretien G.Mauvais (chargé de mission DCT/ERN)

Entretien M. Pré (chargé de mission DCT/EPS)

Entretien M. Saunders (Directeur de France Vétérinaire International)

Entretien P. Steinmetz (chargé de mission DCT/EPS)

Entretien B. Wybrecht (chargé de mission DCT/EPS)



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Processus de travail entre acteurs



Un thème fédérateur semble permettre d'aborder la plupart des sujets indiqués dans les questionnaires que vous avez remplis : les processus de concertation entre acteurs.

En effet ce thème transversal est au cœur de l'appui institutionnel car avant d'être technique sur le fond, l'appui institutionnel semble d'abord être un enjeu de communication, quel que soit le thème considéré :

  Le rôle de l'Etat,
  La décentralisation / la déconcentration,
  L'élaboration des politiques sectorielles et sous-sectorielles,
  Les cadres stratégiques de lutte contre la pauvreté,
  Les privatisations de filières,
  Les partenariats public / privé,
  Les restructurations de services publics,
  Les politiques de gestion des ressources humaines,
  etc …

Pour chacun de ces thèmes, l'assistant technique en appui institutionnel est confronté à :

  un travail de diagnostic de l'existant,
  un travail de mise en relation des différents acteurs concernés par le thème, à différents niveaux,
  un accompagnement d'animation de la réflexion et de la définition d'alternatives,
  un travail de suivi et évaluation des dynamiques mises en œuvre.

Pour progresser sur ces différents dossiers, les appuis institutionnels cherchent à reposer sur :

  l'instauration de relations de confiance, sans lesquelles rien ne se fera,
  la prise en compte d'intérêts divergents et donc la gestion de compromis,
  le souci de construire dans la durée et de ne pas faire seul, donc de générer des dynamiques,
  le souci de réalisme, afin que les travaux "intellectuels" / stratégiques trouvent leur place dans les réalités du terrain.

Les processus de concertation entre acteurs permettent à chacun de faire part de son ou ses expériences, quel que soit le thème.

Sur la base de vos expériences, nous pourrons confronter les points de vue, les outils, les pistes de travail. Nous vous alimenterons aussi avec des textes, des notes thématiques et des fiches pratiques.

Plusieurs entrées sur le sujet sont possibles

  Les niveaux....

L'appui institutionnel peut s'exercer à différents niveaux :
dans les relations internationales, les négociations entre Etats,
au niveau national, pour la définition des politiques,
au niveau local, pour les négociations liées aux filières,
au niveau interne à l'institution d'accueil, pour par exemple la restructuration de services…

Selon les cas de figure, les concertations entre acteurs pourront se faire « verticalement » (entre Etat et bailleurs de fond, entre Etat et secteur privé, entre Etat et faîtières OPA ,…), ou « horizontalement » (entre bailleurs autour des projets de développement agricole, entre Etats, entre ministères, entre faîtières, …).

Du local à l'international, que peut-on traiter en privilégiant les concertations entre acteurs ? à quels niveaux ? comment ?

  Les acteurs...

Pour mettre en œuvre un processus de concertation il faut au moins être deux, et il faut que chacun ait un intérêt à la concertation. Il n'est pas toujours facile, lorsque l'on est en situation de fournir des appuis institutionnels, de mettre en évidence l'ensemble des paramètres qui constituent la base de la concertation, soit parce que l'on prend un train en marche, soit parce que l'on ne dispose pas de toutes les informations utiles, comme par exemple :

l'origine de la demande (qu'il s'agisse de sujets aussi variés que la décentralisation, la privatisation de filières, la définition d'une politique sous-sectorielle de l'eau, etc.) : sous l'impulsion d'un bailleurs ? à l'initiative de l'Etat ? d'un ministère ? d'un projet ou programme d'appui ? du secteur privé ? d'organisations de la société civile ?…
les avantages et inconvénients d'une réforme pour chaque catégorie d'acteurs concernée : en terme d'influence, de notoriété, de financements, d'accès à l'information, afin d'apprécier les stratégies des différents acteurs et mesurer la faisabilité du processus de concertation, en particulier pour veiller à ce que tous les acteurs qui ont le pouvoir de bloquer la mécanique soient pris en compte.
les moyens qui seront disponibles pour mettre en œuvre les décisions ou mesures qui seront prises.

En bref, avant de lancer un processus de concertation, quel est le travail préalable à fournir ? Comment identifier les acteurs indispensables et qualifiés?

  Les problèmes rencontrés...

La concertation, oui, mais dans un souci d'efficacité et au service de véritables dynamiques locales.

Or plusieurs ont à déplorer des simulacres de concertation, qui sont un vernis « démocratique » séduisant mais ne permettent pas l'avancement des dossiers. L'initiative des concertations entre acteurs est trop souvent à l'actif des assistants techniques. Même si les participants sont convaincus de l'importance des processus de concertation entre acteurs (par exemple pour des privatisations de filières ou pour la définition de politiques de décentralisation) il n'est pas rare de voir tout se bloquer en raison des résistances corporatistes qui craignent la remise en cause de leur pouvoir (ce qui n'est pas spécifique aux pays du sud).

Autre problème fréquent : les concertations vont bon train, des réunions sont conduites à différents niveaux de la région au niveau national, des documents de politique sont rédigés, des restitutions sont organisées aux différents niveaux… puis plus rien. L'étape qui consiste à transformer l'essai en cadre d'intervention concret et dans lequel pourraient s'inscrire les financements externes n'aboutit que rarement. Pourquoi ?
Ces clichés sont-ils incontournables ? Si oui, comment ? A t-on des exemples de concertations entre acteurs qui ont débouché sur des plans et actions concrètes de terrain ?

  Rôle et place de l'assistance technique...

Les AT en appui institutionnel se qualifient volontiers comme « des travailleurs de l'ombre », obligés de naviguer entre 36 dossiers à la fois, de gérer dans l'urgence des notes de fonds pour un ministre qui veut y voir plus clair sur les options qu'il a en matière de décentralisation ou de privatisation de la filière coton, de participer à des réunions de travail parfois fastidieuses sur le système d'information du ministère, alors qu'il sait que les statistiques sont fausses et/ou non utilisées, tout en suivant le déroulement de missions d'appui à tel ou tel projet et en aidant la secrétaire à faire fonctionner son ordinateur…quand il y a du courant !

Au milieu de tout cela, il semble que les rôles à jouer reposent sur des capacités à :

assurer une fonction pédagogique : montrer, voire prouver, aux différents acteurs, l'intérêt des démarches et outils mis en place, afin que les actions mises en œuvres ne soient pas considérées comme extérieures et aient des chances de se poursuivre indépendamment de lui,
assurer une fonction de médiation : compétence technique d'abord pour être pris au sérieux, diplomatie et art du compromis ensuite pour favoriser la création de dynamiques, comment mettre en œuvre la médiation ? quels résultats en attendre ?
assurer un rôle de gestion des ressources humaines : savoir repérer et s'appuyer sur les compétences et les motivations existantes pour avancer,
assurer la concertation avec l'ensemble des personnels de l'assistance technique, pour une plus grande efficacité et pertinence des actions de coopération,
et avec tout cela générer un climat de confiance, qui rend tout le reste possible.

Bref on attend beaucoup d'un expert en appui institutionnel. Chacun s'accorde pour dire que pour occuper ce type de fonctions il faut avoir au préalable une expérience professionnelle de terrain. Peut-on aller plus loin et définir un profil des compétences nécessaires à l'appui institutionnel selon les tâches et fonctions à remplir? Proposer des domaines pour lesquels des formations ad hoc sont souhaitables ?

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IRAM

Christian FUSILLIER / Damien HALLEY DES FONTAINES

e-mail :
d.halley@iram-fr.org

49 rue de la Glacière – 75013 Paris

Téléphone : 01 44 08 67 41 – télécopie : 01 43 31 66 31

 


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